CONCERT
10 Novembre 2017
20h
Soirée Blues avec Bobby Dirninger
Le vendredi 10 novembre 2017 à 20h30, le Stadiom Café de Brive vous invitait à une soirée placée sous le signe du blues, du jazz et de la musique live.
Sur scène, Bobby Dirninger, chanteur et guitariste, proposait un univers authentique et chaleureux, porté par sa voix, sa guitare et les sonorités profondes du blues.
Pour l’accompagner, Jean-Pierre Joffres à la batterie et Pat Giraud au piano apportaient toute leur énergie et leur sensibilité musicale, pour former un trio particulièrement vivant.
Une soirée organisée avec Brive Jazz & Co – Musiques du Monde, dans l’ambiance conviviale du Bowling, avenue Léo Lagrange à Brive, où le public pouvait se retrouver autour de la musique et partager un véritable moment de blues.
Une soirée, trois musiciens, du blues… et surtout le plaisir de la musique live !
Bobby Dirninger — un Français sur les routes du Blues
Bobby Dirninger, né le 11 septembre 1966 à Colmar, en Alsace, est un chanteur, guitariste, pianiste, auteur-compositeur et musicien français dont le parcours est profondément lié au blues, au folk et au rock. Son histoire musicale est celle d'un véritable musicien voyageur, qui l'a conduit des rues et petits cabarets français jusqu'aux clubs de Chicago, puis sur les scènes internationales.
Les premières années : le rock, le folk et le blues
Très jeune, Bobby Dirninger se passionne pour la musique. Les Beatles et Elvis Presley font partie de ses premières grandes découvertes musicales. Adolescent, il apprend la guitare, puis le piano et développe également sa pratique de l'harmonica.
Ses premières influences viennent notamment de Bob Dylan et Woody Guthrie. Il commence à se produire très tôt, dans les rues et les petits cabarets, avec un répertoire essentiellement folk. Cette période forge déjà son goût pour la vie de musicien itinérant et pour une musique basée sur l'interprétation, les textes et la rencontre avec le public.
La rencontre déterminante avec Zora Young
En 1991, un événement va profondément changer sa carrière. Alors qu'il doit remplacer au pied levé le pianiste de la chanteuse américaine de blues Zora Young, Bobby Dirninger se retrouve à l'accompagner lors de sa tournée européenne.
Cette rencontre devient une véritable collaboration artistique. Zora Young l'encourage à partir à Chicago, capitale historique du blues électrique. Bobby s'y installe en 1992 et plonge au cœur de la scène blues locale.
À Chicago, il joue notamment en solo dans des clubs et des coffee-houses et côtoie de nombreux musiciens de la scène blues. Il fréquente également le Jazz Record Mart de Bob Koester, figure importante de l'histoire du blues et fondateur du label Delmark Records. Cette immersion lui permet d'approfondir considérablement sa connaissance de la musique afro-américaine et de ses racines.
Une carrière entre la France et Chicago
De retour en France, Bobby poursuit son travail d'auteur-compositeur-interprète et commence à enregistrer ses propres albums.
En 1998, il réalise un premier album autoproduit. Son parcours reste toutefois étroitement lié au blues de Chicago et à Zora Young. En 2004, il retourne à Chicago pour participer à l'enregistrement de l'album de Zora Young Tore Up from the Floor Up, notamment à la guitare et au piano.
En parallèle, Bobby cherche progressivement à dépasser les frontières du blues traditionnel. Son écriture intègre également des éléments de folk, rock, country, gospel et pop, donnant à sa musique une personnalité plus personnelle.
« In the End » : la reconnaissance
En 2005, Bobby Dirninger sort l'album In the End. Le disque reçoit un accueil particulièrement favorable dans le milieu du blues français.
Le magazine Crossroads le distingue comme l'un des meilleurs albums de blues réalisés par un artiste français en 2006. Bobby est également nommé aux Trophées France Blues dans la catégorie du meilleur chanteur de blues européen.
Cette reconnaissance lui permet d'accéder à de nouvelles scènes et de partager l'affiche avec des artistes comme Simple Minds ou Willy DeVille.
Le Chicago Blues Festival
L'année 2006 constitue une étape majeure de son parcours.
Bobby Dirninger participe au Chicago Blues Festival, événement emblématique du blues américain. Il est présenté comme le seul musicien européen de cette édition à participer à la tournée internationale du festival, aux côtés de grandes figures du blues comme Zora Young, John Primer et Syl Johnson.
Cette expérience l'amène à se produire sur plusieurs continents, notamment en Europe, en Russie et en Asie.
« The French Connection » avec Zora Young
En 2007 commence un nouveau projet avec Zora Young : The French Connection.
Le disque est publié par le prestigieux label américain Delmark Records en 2009. Bobby Dirninger en assure une grande partie de la conception artistique : production, arrangements, choix des musiciens et composition d'une partie du répertoire.
Le disque connaît un important succès aux États-Unis. En janvier 2010, il atteint la 1re place des Living Blues Charts, selon les sources consacrées à l'artiste. Il est également bien classé dans les Roots Music Report.
Cette réussite conduit Bobby et Zora Young à se produire notamment à Memphis, dans le cadre des Blues Music Awards, aux côtés de musiciens comme Billy Branch et Eddie C. Campbell.
« Change of Season » : retour à l'essentiel
Après ces années internationales, Bobby Dirninger entreprend une nouvelle étape artistique.
Avec Change of Season, sorti en 2015, il revient à une formule beaucoup plus dépouillée : essentiellement une voix et une guitare, avec quelques interventions de contrebasse, pedal steel ou violoncelle.
L'album est enregistré dans une petite ferme du Limousin, région où Bobby s'est finalement installé. Il y revisite ses racines musicales et propose une musique située entre blues, folk et country blues.
Cette approche révèle une autre facette de l'artiste : moins tournée vers la démonstration musicale et davantage vers l'émotion, l'histoire et la relation directe avec l'auditeur.
« Wandering Away » : un blues qui voyage
Bobby ne se limite cependant jamais à une définition stricte du blues.
Avec Wandering Away, son univers s'élargit encore. Les sources présentent des influences allant du trip-hop au folk-rock, en passant par la pop psychédélique, la country, la pop vintage et l'électro-funk.
Cette évolution montre que son parcours n'est pas celui d'un musicien enfermé dans une tradition, mais plutôt celui d'un artiste qui utilise le blues comme une racine musicale à partir de laquelle il peut explorer d'autres territoires.
« La Route du Blues » : transmettre aux nouvelles générations
Une autre partie importante du travail de Bobby Dirninger est consacrée à la transmission.
Il crée le spectacle pédagogique La Route du Blues, destiné notamment au jeune public. Le spectacle raconte l'histoire du blues depuis ses racines jusqu'à ses différentes évolutions : chants de travail, gospel, boogie-woogie, Chicago blues, blues à codes et rock'n'roll.
Le spectacle a été présenté dans de nombreux festivals, théâtres, médiathèques et centres culturels. Les sources indiquent plusieurs centaines de représentations et près de 100 000 jeunes spectateurs touchés au fil des années.
Une nouvelle version du spectacle est notamment référencée en 2023, avec Bobby Dirninger à la conception, au chant et à la musique.
Un musicien entre deux mondes
Le parcours de Bobby Dirninger est finalement assez singulier dans le paysage musical français.
Né en Alsace, formé au rock et au folk, devenu passionné de blues, il a traversé l'Atlantique pour aller apprendre cette musique auprès de ceux qui la faisaient vivre à Chicago. Il a ensuite ramené cette expérience en France, tout en continuant à voyager et à se produire à l'étranger.
Sa collaboration avec Zora Young, son passage par le Chicago Blues Festival, son travail avec Delmark Records, le succès de The French Connection aux États-Unis et son travail pédagogique autour de La Route du Blues constituent les grandes étapes d'une carrière construite sur la rencontre entre les cultures musicales américaine et française.
Aujourd'hui, Bobby Dirninger peut ainsi être présenté comme un bluesman français voyageur, mais aussi comme un artiste qui a progressivement dépassé les frontières du blues traditionnel pour construire un univers personnel, nourri de blues, folk, rock, country et autres influences.
Quelques repères
| Année | Étape |
|---|---|
| 1966 | Naissance à Colmar |
| Adolescence | Guitare, piano, premières scènes |
| 1991 | Rencontre et collaboration avec Zora Young |
| 1992 | Installation à Chicago |
| 1998 | Premier album autoproduit |
| 2004 | Enregistrement avec Zora Young à Chicago |
| 2005 | Album In the End |
| 2006 | Participation au Chicago Blues Festival |
| 2009 | Sortie de The French Connection avec Zora Young |
| 2010 | The French Connection atteint la 1re place des Living Blues Charts |
| 2015 | Change of Season |
| 2023 | Nouvelle création de La Route du Blues |
Pat Giraud - Une vie consacrée au jazz et au swing
Patrick « Pat » Giraud (19 mars 1949 – 18 juin 2021) fut un pianiste, organiste et compositeur français profondément attaché au jazz, au swing et à la chanson. Né à Bussière-Poitevine, en Haute-Vienne, il devint au fil des décennies l’une des figures importantes de la scène jazz du Limousin.
Les premiers pas dans la musique
La musique entre très tôt dans la vie de Pat Giraud. Dès son enfance, il apprend l’accordéon avant de se tourner vers le piano. Les sources divergent légèrement sur l'âge précis de ses débuts à l'accordéon, certaines indiquant cinq ans et d'autres sept ou huit ans, mais toutes soulignent la précocité de sa vocation musicale.
En 1964, alors qu'il est encore adolescent, il choisit définitivement le piano comme instrument professionnel. Passionné par le jazz, il commence à jouer dans les bals et les concerts. Il abandonne progressivement le parcours scolaire classique pour se consacrer à la musique.
À la fin des années 1960, une nouvelle passion va profondément transformer son parcours : l'orgue Hammond.
La découverte de l'orgue Hammond
Pat Giraud se passionne pour les grands organistes de jazz, notamment Milt Buckner, Wild Bill Davis et Jimmy Smith. Leur manière de faire vivre l'orgue, de créer un groove puissant et de faire dialoguer les claviers avec les autres instruments correspond parfaitement à son goût pour un jazz vivant et profondément « swing ».
Il devient alors l'un des spécialistes français de l'orgue Hammond et développera au cours de sa carrière un style immédiatement reconnaissable.
Son instrument deviendra presque sa signature musicale.
Une rencontre précoce avec les grands noms du jazz
Alors qu'il est encore très jeune, Pat Giraud a déjà l'occasion d'accompagner des musiciens américains de premier plan.
À 18 ans, il joue notamment avec le célèbre trompettiste américain Bill Coleman, installé en France et figure majeure du jazz traditionnel. Cette rencontre marque le début d'une longue série de collaborations avec des musiciens reconnus.
Au fil des années, son parcours l'amène à partager la scène avec de nombreux artistes :
- Bill Coleman, trompettiste ;
- Guy Lafitte, saxophoniste ;
- Marc Laferrière, saxophoniste ;
- Daniel Huck, saxophoniste et clarinettiste ;
- Mickey Baker, guitariste ;
- Maxim Saury, clarinettiste ;
- Michael Silva, batteur ;
- Carol Leigh, chanteuse ;
- Jane Harrington, chanteuse ;
- Sylvia Howard, chanteuse ;
- Rhoda Scott, grande figure de l'orgue Hammond ;
- ainsi que de nombreux musiciens français et internationaux.
Il joue également avec le guitariste Babik Reinhardt, fils de Django Reinhardt, et avec plusieurs formations de jazz traditionnel et de swing.
Le Harlem Jazz Trio
À partir de 1971, Pat Giraud rejoint le Harlem Jazz Trio, formation avec laquelle il va durablement s'inscrire dans la scène jazz française.
Il travaille notamment avec le saxophoniste Pierre Boyer. Leur collaboration donnera naissance à l'album Harlem Nocturne, qui recevra en 1991 un prix du Hot Club de France.
Cette période contribue à établir sa réputation d'organiste de jazz et à faire connaître son jeu au-delà du Limousin.
Un musicien très présent sur les scènes françaises
Pat Giraud se produit dans de nombreux festivals et salles en France. Son parcours le conduit notamment à Monségur, Bayonne, Riom, Montauban, Châtellerault, Nantes, mais également à Paris.
Il se produit notamment au célèbre Caveau de la Huchette ainsi qu'au Petit Journal Montparnasse.
Son jeu associe la puissance de l'orgue Hammond au swing, au blues et aux influences du jazz traditionnel. Cette approche lui permet de travailler avec des formations très différentes tout en conservant une forte identité musicale.
Pat Giraud et la scène limousine
Même s'il se produit dans toute la France, Limoges et le Limousin restent au cœur de son activité musicale.
Il fréquente notamment le Hot Club de Limoges, qui lui permet de découvrir de nombreux grands musiciens américains venus se produire dans la région. Ces rencontres jouent un rôle important dans sa formation et dans sa culture du jazz.
Pat Giraud devient ainsi une personnalité familière de la scène jazz limousine et participe à de nombreux concerts et événements musicaux.
Une carrière également tournée vers la chanson
Pat Giraud ne se limite pas au jazz instrumental.
Pendant près de trente ans, il accompagne également au piano le chanteur français Marc Ogeret, démontrant une autre facette de son talent d'accompagnateur.
Cette expérience dans la chanson française complète son parcours de jazzman et montre sa capacité à s'adapter à différents univers musicaux.
Ses propres formations et ses enregistrements
Pat Giraud enregistre plusieurs albums sous son nom ou avec des formations auxquelles il participe.
Parmi les enregistrements associés à son parcours figurent notamment :
Harlem Nocturne, avec Pierre Boyer et le Harlem Jazz Trio, récompensé par le Hot Club de France en 1991.
Virjane, enregistré avec notamment Daniel Huck et Simon Boyer, qui reçoit en 1995 le Grand Prix du Hot Club de France.
Et Maintenant..., enregistré en 1998 avec le guitariste Patrick Saussois, auquel participent notamment Dany Doriz, Didier Dorise et Simon Boyer.
Il participe également à d'autres projets, dont Smacks and Kisses, avec le groupe Pat Giraud & Simple Quatre.
Une complicité musicale avec Jean-Louis Biogeaud
Pat Giraud entretient également une longue complicité musicale avec le guitariste Jean-Louis Biogeaud.
Les deux musiciens se connaissent depuis plusieurs décennies. Avec le batteur Jean-Pierre Joffre, ils forment un trio dans lequel l'orgue Hammond occupe une place centrale.
Leur musique est décrite comme un swing puissant et chaleureux, laissant une large place aux improvisations, au be-bop et aux influences latino.
Un homme de scène mais aussi un passeur de musique
Pat Giraud ne fut pas seulement interprète.
Il s'investit également dans la programmation et la transmission du jazz. Pendant de nombreuses années, il participe à la direction artistique et à la programmation du festival Saint Jazz sur Vie, en Vendée.
Il devient ainsi un véritable passeur de musique, contribuant à faire découvrir le jazz au public et à favoriser les rencontres entre musiciens.
Il prend également part à l'aventure du festival de Chancelade, en Dordogne, où il devient directeur artistique à partir de 2016.
Pat Giraud à Brive et en Corrèze
Son nom est également associé à la scène jazz de Brive-la-Gaillarde.
En novembre 2016, il est notamment annoncé au Bowling de Brive pour une soirée organisée avec Brive Jazz & Co.. La presse locale le présente alors comme un « enfant du pays » et rappelle son parcours exceptionnel, depuis ses débuts au piano jusqu'à ses collaborations avec de grands noms du jazz.
Cette présence à Brive illustre l'importance de Pat Giraud dans le réseau du jazz régional, entre Limousin, Corrèze et les nombreuses scènes françaises où il s'est produit.
Une dernière décennie toujours très active
Même après plusieurs décennies de carrière, Pat Giraud continue à se produire régulièrement.
On le retrouve dans différents festivals et formations, notamment autour de l'orgue Hammond, du jazz traditionnel et du swing. En 2018, il participe notamment au Festival de Laroquebrou dans un duo d'orgue avec Stéfan Patry.
Sa carrière aura ainsi traversé plusieurs générations de musiciens et de publics.
2021 : la disparition d'un grand amoureux du swing
Pat Giraud s'éteint à Limoges le 18 juin 2021, à l'âge de 72 ans.
À l'annonce de sa disparition, le Hot Club de France lui rend hommage en rappelant notamment son attachement à l'orgue Hammond, au swing et à ses nombreux amis musiciens. L'association cite parmi les enregistrements permettant de conserver sa mémoire musicale Harlem Nocturne, Virjane et Blues de Chauffe.
Un héritage musical
Pat Giraud laisse derrière lui bien davantage qu'une discographie.
Il laisse le souvenir d'un musicien profondément attaché au swing, au jazz traditionnel, au blues et à l'orgue Hammond. Il fut à la fois interprète, accompagnateur, chef de formation, compositeur, directeur artistique et défenseur d'un jazz vivant et accessible.
Son parcours est également celui d'un musicien qui a su faire le lien entre les grandes figures américaines du jazz et les scènes régionales françaises.
De Bussière-Poitevine à Limoges, de Brive aux scènes parisiennes, de la Vendée à la Dordogne, Pat Giraud aura consacré plus d'un demi-siècle à la musique.
Et derrière les nombreuses collaborations, les festivals et les enregistrements, demeure surtout l'image d'un musicien qui aimait profondément faire swinguer la musique.
Pat Giraud : un pianiste, un organiste, un homme de jazz… et surtout un musicien qui aura fait vivre le swing pendant plus de cinquante ans.
Jean-Pierre Joffres, principalement dans le milieu musical du Limousin. Il s’agit d’un batteur, percussionniste, enseignant et musicien professionnel, très présent dans le jazz, le swing et les musiques actuelles.
Jean-Pierre Joffres — une vie consacrée à la batterie et au jazz
Jean-Pierre Joffres est un musicien et batteur français installé dans la région de Limoges / Feytiat. Son parcours musical s’est construit autour de la batterie, de la scène, de l’enseignement et de la transmission.
Après des études au Conservatoire de Villeneuve-le-Roi, en région parisienne, il commence à jouer dans différents groupes, notamment dans l'univers du Golf-Drouot, haut lieu de la scène musicale parisienne de l'époque. Il accompagne ensuite de nombreux artistes au fil de sa carrière.
Très tôt, Jean-Pierre Joffres s'intéresse également à la pédagogie. Il devient enseignant et crée une école de batterie. Il participe à l'organisation de stages et de master class consacrés aux percussions modernes, notamment au sein de l'Institut des Percussions Modernes (IPM).
Un musicien entre jazz, swing et musiques actuelles
Son parcours ne se limite pas à un seul style. Les sources le rattachent notamment au jazz, au rock et au swing, avec une activité particulièrement importante dans le jazz régional.
En 1988, il participe avec Gérard Saux à la création de Guéret Variétés, structure autour de laquelle se développent des activités d'enseignement musical. Les cours proposés couvrent alors notamment la batterie, la guitare, la basse, le piano, le clavier et le saxophone, dans l'univers des « musiques actuelles ».
Jean-Pierre Joffres est également associé à plusieurs formations de jazz.
Parmi les projets importants de son parcours figure Nova'Jazz, consacré à un hommage jazzistique à Serge Reggiani. Il rejoint le chanteur Joël Issadjy, le pianiste Alain Guittet et le contrebassiste Simon Buffaud pour former le quartet. Le groupe revisite les chansons de Reggiani dans des arrangements jazz.
Pat Giraud et Jean-Pierre Joffres
Un autre chapitre important de son parcours est sa collaboration avec Pat Giraud, notamment dans le jazz et le swing du Limousin.
En 2008, Jean-Pierre Joffres apparaît ainsi aux côtés de Pat Giraud et du saxophoniste Guy Robert dans le cadre du festival Éclats d'Émail à Limoges. Le programme présente alors le trio Pat Giraud & Guy Robert Trio, avec Pat Giraud à l'orgue Hammond, Guy Robert au saxophone ténor et Jean-Pierre Joffres à la batterie.
Cette collaboration avec Pat Giraud se retrouve également plusieurs années plus tard dans NougaJazz, formation consacrée à l'univers de Claude Nougaro.
NougaJazz : Claude Nougaro au cœur du jazz
Jean-Pierre Joffres fait partie des musiciens de NougaJazz, formation créée autour de Francis Célérier et consacrée à la rencontre entre les chansons de Claude Nougaro et le jazz.
La formation a notamment réuni Francis Célérier au chant et à la trompette, Pat Giraud au piano, Vincent Mondy aux saxophones et à la clarinette et Jean-Pierre Joffres à la batterie et aux percussions.
Après la disparition de Pat Giraud, Jean-Pierre Joffres a continué à faire vivre ce répertoire avec NougaJazz. La formation s'est notamment produite en 2022 à Limoges dans le cadre de Jazz in Noriac.
Plus récemment, NougaJazz a encore été programmé à Paris au Caveau de la Huchette, avec Jean-Pierre Joffres à la batterie. La formation y était présentée comme un quintet issu notamment des milieux du jazz swing et du New Orleans.
Un musicien également auteur et pédagogue
Jean-Pierre Joffres est aussi l'auteur, avec Stéphane Cédat, de l'ouvrage pédagogique « Carnet de route Batterie – Deux à Deux », publié aux éditions Au fil des mots. Son travail d'enseignant occupe donc une place importante dans son parcours.
Il est également référencé comme compositeur dans le catalogue de Studio Session, vol. 2, un recueil pédagogique consacré à la batterie publié par Alphonse Leduc en 1998.
Une présence toujours active dans le jazz régional
Son parcours montre ainsi un musicien dont l'activité s'étend sur plusieurs décennies : batteur de scène, accompagnateur, enseignant, compositeur et pédagogue.
Il continue à apparaître dans des formations de jazz et de swing. En 2026, il est notamment cité comme batteur dans une programmation consacrée à Éric Luter, avec un répertoire autour du swing et du jazz français.
En résumé
Jean-Pierre Joffres appartient à cette génération de musiciens qui ont contribué à faire vivre le jazz, le swing et les musiques actuelles dans le Limousin. Sa particularité est d'avoir développé parallèlement trois dimensions : la scène, la transmission et la création musicale.
De ses débuts après le Conservatoire de Villeneuve-le-Roi à ses collaborations avec des artistes et formations comme Pat Giraud, Guy Robert, Nova'Jazz, NougaJazz ou Éric Luter, son parcours témoigne d'une longue fidélité à la batterie et aux musiques de jazz. Son activité d'enseignant et ses ouvrages pédagogiques montrent également une volonté de transmettre son expérience aux générations suivantes.

















